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Correspondance du médecin de Ver (Houyet)

Pendant la première guerre mondiale, le courrier revêt une grande importance pour maintenir le lien entre les époux séparés. Voici des extraits de deux lettres écrites par le médecin de Ver (Houyet) depuis l’arrière du front. Elles sont destinées à son épouse.

Courrier du 4 juin 1918 (1)
(Collection privée) Courrier du 4 juin 1918 (1)


Courrier du 4 juin 1918 (2)
(Collection privée) Courrier du 4 juin 1918 (2)


Courrier du 4 juin 1918 (3)
(Collection privée) Courrier du 4 juin 1918 (3)


Courrier du 4 juin 1918 (4)
(Collection privée) Courrier du 4 juin 1918 (4)

Mardi soir
4 juin 18

Ma petite femme adorée, ma épouse chérie, ton mon être se tend vers toi, toutes mes pensées sont pour toi, je t’aime profond, physique et moral, je t’aime tout entier, j’adore tout, tout en toi.
Je suis si content de recevoir des photos, fais-en souvent et envoie-les moi toutes : cela me rapproche un de vous deux que de vous voir. [...]
Je suis allongé dans mon [?] d’où je t’écris. J’ai pas l’habitude de t’écrire dans mon lit, c’est le seul moment de la journée où je suis absolument tranquille, où je peux me recueillir pour causer avec toi.
[?] est-elle d’une humeur insupportable, ayant son époux auprès d’elle. Elle devrait être au 7ème ciel. Tu as en tous les cas adopté une excellente politique, la mise en quarantaine [?] quand elle fera la tête, c’est elle qui sera la plus embêtée.




Courrier du 6 juin 18 (1)
(Collection privée) Courrier du 6 juin 18 (1)


Courrier du 6 juin 1918 (2)
(Collection privée) Courrier du 6 juin 1918 (2)


Courrier du 6 juin 1918 (3)
(Collection privée) Courrier du 6 juin 1918 (3)


Courrier du 6 juin 1918 (4)
(Collection privée) Courrier du 6 juin 1918 (4)

Jeudi soir
6 juin 18

Mon petit amour chéri,
Le facteur ne m’a rien apporté ce matin, j’ai pensé un dédommagement demain en recevant deux lettres de toi. [...] Je la trouve en allant déjeuner au mess. Mon premier regard en entrant dans la salle est pour une [?] sur laquelle on dépose les délicieuses lettres ; je suis bien désappointé quand je ne vois rien, c’est pour moi une journée sans fin qu’une journée sans nouvelles de toi. [...]
J’attends avec quelle impatience l’heure où je pourrai filer vers toi. Heureusement que j’ai de la besogne ce qui fait passer le temps [?] Aime-moi bien fort, ma petite mignonne, cela me console tant.